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AfficheJardinCoccinelle.jpg2008 - Non aux pesticides

Nouveau : à la fin de cet article, (après la photo) de nouvelles affirmations scientifiques à propos des tords causés par le Roundup.

  - 140 millions de tonnes d’engrais chimiques sont répandues dans le monde par an. (Sources : FAO)

  -  76000 tonnes de pesticides déversées chaque année en France...

Et de plus en plus de rapports scientifiques mettent en relation l'augmentation de cancers, notamment chez l'enfant, avec l'utilisation massive des pesticides...

Un rapport de l'institut national de la santé et de la recherche médicale d'octobre 2008 nous livre ceci (page 6) :

"PESTICIDES

Les pesticides regroupent différentes familles chimiques destinées à différents usages (insecticides, herbicides, fongicides…), variables en fonction des contextes agricoles. Le Circ a classé l’application professionnelle d’insecticides non arsenicaux dans les activités relevant du groupe cancérogène probable (groupe 2A). L’arsenic est classé comme cancérogène certain, le captafol et le dibromure d’éthylène comme cancérogènes probables (groupe 2A) et dix-huit molécules, dont le DDT, sont classées comme cancérogènes possibles (groupe 2B). Près d’un millier de molécules ont été mises sur le marché en France ; les risques liés à ces molécules ne peuvent être évalués faute de données toxicologiques et épidémiologiques suffisantes.
Les expositions professionnelles aux pesticides ont été plus particulièrement mises en cause dans les hémopathies malignes lymphoïdes. Des études en populations agricoles suggèrent leur implication dans les tumeurs cérébrales et dans les cancers hormono-dépendants (cancers de la prostate, du sein, des testicules, de l’ovaire).

Chez l’enfant, l’utilisation domestique de pesticides, notamment d’insecticides domestiques, par la mère pendant la grossesse et pendant l’enfance a été régulièrement associée aux leucémies et, à un moindre degré, aux tumeurs cérébrales.
La plupart des études souffrent cependant d’une forte imprécision sur l’exposition aux pesticides, souvent réduite à la notion d’utilisation ou non de pesticides ou des grandes familles telles que insecticides, fongicides, herbicides. La réalité de l’exposition en milieu agricole est beaucoup plus complexe, du fait de la diversité des secteurs, des cultures, des tâches et du matériel utilisé.

Les pesticides sont retrouvés dans tous les compartiments de l’environnement et peuvent donc conduire à une exposition de la population générale par les aliments, l’eau de boisson, l’air intérieur et extérieur et les poussières de la maison. Les données sur les risques sanitaires liés à ces contaminations demeurent trop parcellaires pour pouvoir être prises en compte dans la définition des seuils dans les différents milieux.

     Recommandations : Réduire les expositions aux pesticides  

• Agir à la fois sur le type de pesticides et sur les modes d’utilisation de ces produits pour réduire l’exposition selon les objectifs du plan interministériel de réduction des risques liés aux pesticides 2006-2009
• Renforcer l’information des utilisateurs de pesticides à usage professionnel ou domestique, et la formation des professionnels
• Développer une meilleure connaissance de la contamination des compartiments de l’environnement (air, eau, sol et denrées alimentaires)
• Concernant le suivi des populations exposées, documenter les expositions via les différents milieux d’apport ; distinguer les différentes formes de pesticides utilisés et le type d’usages, évaluer les quantités utilisées, préciser les périodes d’emploi ; utiliser les marqueurs d’exposition. Ces données devraient permettre de mieux appréhender le risque lié à l’utilisation de ces produits..."

Rapport complet :  ICI

Déjà en 2005, on lisait cet extrait d'une expertive collective de l'inserm :  (p 26-27)

"Depuis une vingtaine d’années, les cancers et en particulier les leucémies de l’enfant, ont été étudiés à de petites échelles temporelles et géographiques, considérant éventuellement la survenue des cas sur de très faibles distances.
L’objectif de ces études est de mettre en évidence une tendance à l’agrégation spatio-temporelle des cas évoquant la présence de sources cancérogènes ou d’épidémies localisées. Cette question reste très débattue et donne lieu à d’importants développements méthodologiques.
En conclusion, l’augmentation de l’incidence des cancers de l’enfant souvent évoquée dans les médias a été inconstamment rapportée et ne peut pas être considérée comme établie.

En revanche, le lien éventuel entre des expositions environnementales et plusieurs types de cancer de l’enfant, notamment les hémopathies malignes et les tumeurs cérébrales, est de mieux en mieux documenté. Seules les expositions aux radiations ionisantes à forte dose ont
une responsabilité démontrée. Le rôle d’agents infectieux a également été bien démontré dans les lymphomes de Burkitt et les maladies de Hodgkin (EBV) et il est fortement évoqué dans les leucémies aiguës et, à moindre degré, dans les tumeurs cérébrales.

Des arguments s’accumulent pour suggérer le rôle des faibles doses de rayonnement, notamment d’origine naturelle, des champs magnétiques à extrêmement basse fréquence, des pesticides, et de la pollution atmosphérique générée par le trafic automobile.

À l’origine ou non d’une augmentation décelable d’incidence, l’environnement est probablement en cause dans un certain nombre de cancers de l’enfant."   

                                                © Les éditions Inserm, 2005  - 101 rue de Tolbiac -  75013 PARIS  -                                                                                 [ISBN 2 85598-844-6  et  ISSN 1264-1782]

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"Des chercheurs scientifiques révèlent que le glyphosate empoisonne les plantes cultivées et les sols" par le Dr. Mae-Wan Ho - Rapport ISIS 19/05/2010

L’article original en anglais s’intitule ‘Scientists Reveal Glyphosate Poisons Crops and Soil’.

Il est accessible sur le site suivant :  http://www.i-sis.org.uk/glyphosateP...

Les effets préjudiciables de l’herbicide le plus largement utilisé dans le monde !

Les plantes cultivées tolérantes au glyphosate se sont propagées rapidement à travers le monde depuis qu’elles ont été introduites aux États-Unis en 1996, et elles sont maintenant mises en culture sur 85 pour cent de la superficie mondiale qui est consacrée aux plantes génétiquement modifiées (OGM) [1].  Dans le même temps, le glyphosate (dont la formulation commerciale est le ‘Roundup’), promu au départ comme étant sans danger pour la santé et pour l’environnement, est devenu l’herbicide le plus largement utilisé dans le monde. Mais les impacts écologiques et sanitaires du système de culture avec des plantes tolérantes à l’herbicide glyphosate, ont été mis en lumière, et se sont aggravés continuellement au fil des ans, tandis que les autorités chargées de la réglementation et des contrôles fermaient les yeux (voir [2]), [3].

La matière active à effet herbicide glyphosate se lie avec l’EPSPS, et inactive cette enzyme essentielle dans la voie biochimique du shikimate qui est nécessaire à la synthèse de métabolites aromatiques chez les végétaux, y compris les acides aminés essentiels comme la phénylalanine, le tryptophane et la tyrosine, ainsi que des produits en aval qui interviennent comme stimulateurs de croissance des végétaux, l’acide indolacétique, ainsi que des composés jouant un rôle de défense chez les plantes, les phytoalexines [4].

Mais le glyphosate a de multiples effets indésirables qui agissent en synergie sur la santé et la productivité des cultures qui s’étendent bien au-delà de l’installation dans l’écosystème des sols et de l’environnement au sens large.

Le caractère génétique de tolérance à l’herbicide repose sur l’incorporation de l’EPSPS provenant de la bactérie du sol Agrobacterium tumefaciens, qui est insensible au glyphosate ; par conséquent, le glyphosate est absorbé par les plantes tolérantes à l’herbicide et puis transféré vers les parties en croissance des racines et des pousses ; le glyphosate est même exsudé dans la rhizosphère (dans la partie du sol qui entoure les racines) : cette matière active peut ainsi affecter la communauté des micro-organismes du sol et les cultures subséquentes qui seront installées dans le sol.

Deux scientifiques de haut niveau aux Etats-Unis, qui ont étudié les impacts écologiques du glyphosate et le système de culture ‘Roundup Ready’ pendant des décennies, mettent en garde contre « les conséquences désastreuses pour l’agriculture : les sols perdent leur fertilité, les cultures sont moins productives et les récoltes sont moins nutritives ».

Le glyphosate est le plus important facteur qui prédispose les plantes aux maladies et aux toxines !

Don Huber, qui a récemment pris sa retraite de l’Université de Purdue, et son co-auteur GS Johal, du département de botanique et de pathologie végétale à Purdue, ont déclaré dans un article publié le Octobre 2009 dans la revue scientifique European Journal of Agronomy, que l’utilisation généralisée du glyphosate aux Etats-Unis peut « accroître significativement la gravité des maladies des plantes diverses, porte atteinte à la défense des végétaux vis-à-vis des agents pathogènes et des maladies, et immobilise les éléments nutritifs dans les sols et les plantes, ce qui rend les éléments indisponibles pour une utilisation par les végétaux ».

De plus, le glyphosate stimule la croissance de certains champignons et augmente la virulence des agents pathogènes tels que le Fusarium, et il « peut avoir des conséquences graves sur la production durable d’un large éventail de cultures sensibles ». Ces chercheurs avertissent que le fait « d’ignorer les effets potentiels néfastes non-ciblés d’un agent chimique donné, notamment dans le cas du glyphosate qui est utilisé massivement, peut avoir des conséquences désastreuses pour l’agriculture, telles qu’une perte de la fertilité des sols, une baisse de la productivité des cultures et des produits récoltés qui sont moins nutritifs ».

Dans une interview [5] avec le Organic & Non-GMO Report, un rapport sur la ‘Bio’ et le ‘sans-OGM’, Huber a dit qu’il a fait des recherches sur le glyphosate pendant 20 ans, et qu’il a commencé à noter des problèmes lorsqu’il a observé une augmentation constante du piétin-échaudage, « take-all » en anglais, une maladie fongique du blé, quand le glyphosate avait été appliqué au cours de l’année précédente pour combattre les ‘mauvaises herbes’ ou plantes adventices.

Il a trouvé que le glyphosate réduisait la teneur en manganèse dans les plantes ; cet élément est essentiel à de nombreuses réactions de défense des plantes contre les maladies et le stress environnemental. Le glyphosate peut immobiliser les éléments nutritifs tels que le manganèse, le cuivre, le fer, le potassium, le magnésium, le calcium et le zinc, de sorte qu’ils ne sont plus fonctionnels sur le plan de la nutrition pour les végétaux. Fondamentalement, le glyphosate affaiblit complètement la plante, ce qui la rend plus sensible à des agents pathogènes telluriques (maladies fongiques). « C’est une des raisons pour lesquelles on observe une augmentation des maladies chez les plantes », déclara-t-il.

Il y a eu une augmentation générale du nombre de maladies des plantes dans les dernières 15 à 18 années. Quatre des champignons du sol, Fusarium, Phythium, Rhizoctonia et Phytophthora, sont devenus plus actifs du fait de l’utilisation du glyphosate et de façon concomitante, les maladies causées par ces champignons ont augmenté, comme la pourriture des épis chez les céréales ou la pourriture des racines chez le soja, ou encore la pourriture du collet chez les betteraves à sucre. La fusariose de l’épi, qui affecte les cultures de céréales, est une maladie qui produit une mycotoxine qui est capable d’entrer ainsi dans la chaîne alimentaire.

Il y a plus de 40 maladies qui ont été signalées et liées avec l’utilisation du glyphosate, et leur nombre ne cesse de croître, au fur et à mesure que les gens reconnaissent cette association, a déclaré Huber.

Lorsqu’on lui a demandé si le glyphosate est "respectueux de l’environnement" comme l’ont soutenu les promoteurs de cette matière active, il a répondu « Absolument pas. C’est une notion erronée purement et simplement. Le glyphosate est le plus important des facteurs agronomiques qui prédisposent les plantes aux maladies et aux toxines. Ces toxines peuvent produire un impact sérieux et grave sur la santé des animaux et des êtres humains ... Les toxines produites peuvent infecter les racines et la partie supérieure de la plante et être transférées vers le reste du végétal..., a expliqué Huber. Les niveaux des toxines présentes dans la paille peuvent être assez élevés pour causer une stérilité des bovins et des porcs ».

Une façon par laquelle le glyphosate peut affecter la santé humaine réside dans le fait que des « micronutriments tels que le manganèse, le cuivre, le potassium, le fer, le magnésium, le calcium et le zinc sont essentiels pour les êtres humains ». Tous peuvent être réduits en terme de disponibilité par le glyphosate, de sorte que des plantes tolérantes à l’herbicide et traitées avec du glyphosate, ainsi que d’autres plantes exposées au glyphosate, contiennent moins d’éléments minéraux nutritifs.

« Nous constatons une réduction de la qualité nutritive [de nos denrées alimentaires] ».

« Le gène intervenant dans le système [Roundup Ready] va réduire l’efficacité des micronutriments jusqu’à 50 pour cent pour le zinc et pour le manganèse ... Cela pourrait également expliquer la chute des rendements [rapporté pour le soja OGM tolérant à l’herbicide] ».

« Malheureusement, il a été interdit à la plupart des chercheurs d’effectuer un travail dans la région. Ils n’ont pas accès à des lignées isogéniques [des lignées de plantes conventionnelles et des lignées ‘Roundup Ready’ qui sont par ailleurs identiques génétiquement] : le matériel génétique est refusé aux chercheurs pour conduire leurs expérimentations ».

Huber et Johal vous recommandent d’utiliser le glyphosate le moins possible. Malheureusement, la réduction des doses de glyphosate fait que la matière active appliquée sera insuffisante pour détruire les ‘mauvaises herbes’, particulièrement depuis que de nombreuses ‘mauvaises herbes’ sont devenues très résistantes à l’herbicide glyphosate (voir [6] GM Crops Facing Meltdown in the USA , SiS 46)

Le système ‘Roundup Ready’ altère toute la biologie des sols !

Robert Kremer est un microbiologiste de l’USDA-ARS (US Department of Agriculture-Agricultural Research Service) et professeur adjoint à la Division des sciences végétales de l’Université du Missouri aux Etats-Unis. Il a commencé en 1997 par étudier comment le nouveau système ‘Roundup Ready’ de Monsanto (herbicide Roundup et plantes génétiquement modifiées) allait changer le niveau d’infestation par les nématodes dans les cultures de soja. Son équipe de recherche a commencé par examiner les racines et les micro-organismes qui colonisent les racines, chez lesquels on pouvait soupçonner que le glyphosate pouvait avoir un impact négatif. Il y avait en réalité un problème de champignons des racines qui semblaient stimuler le syndrome de la mort subite des plantes.

En fait, le système « perturbe toute la biologie du sol ». 
Comme l’a rapporté Kremer dans le document cité The Organic & Non-GM Report [7].

« Nous constatons des différences chez les bactéries des racines des plantes et des changements dans la disponibilité des nutriments. De nombreuses études montrent que le glyphosate peut avoir des effets toxiques sur [certains] micro-organismes et peut en stimuler d’autres au niveau de la germination des spores et de la colonisation des réseaux racinaires. D’autres chercheurs ont montré que le glyphosate peut immobiliser le manganèse, un oligo-élément essentiel pour les plantes ».

Le glyphosate est toxique pour les bactéries bénéfiques comme les rhizobia, qui fixent l’azote atmosphérique, mais il augmente l’incidence des agents pathogènes tels que le champignon Fusarium. « Certaines variétés ‘Roundup Ready’, même sans application de glyphosate, ont tendance à être plus sensibles à la fusariose, peut-être dû à un effet non intentionnel de la modification génétique.
Si le sol est saturé en phosphates (lorsque des effluents d’élevage sont utilisés comme engrais), le glyphosate peut s’infiltrer dans la nappe phréatique (et empoisonner d’autres animaux de la faune sauvage et les êtres humains). « Nous avons observé une augmentation de ces champignons dans le système ‘Roundup Ready’ », a déclaré Kremer.

Les documents décrivant le travail de son équipe de recherche, publiés dans la revue scientifique European Journal of Agronomy [8], n’ont reçu aucune publicité aux États-Unis. Kremer a déclaré [7] : « Je travaillais avec l’USDA-ARS pour publier un communiqué de mise au point sur ces études. Je suis allé jusqu’au bout [dans de la démarche], vers les administrateurs, mais ils se sont montrés réticents pour publier quelque chose à ce sujet. Ils pensaient que puisque les agriculteurs utilisaient cette technologie (Roundup Ready), l’administration de l’USDA ne pouvait pas diffuser des informations négatives à ce sujet. Voilà comme cela s’est passé. Je suppose que le communiqué relatif à cette mise au point dort toujours sur un bureau quelconque ».

Huber a conclu ainsi [5] : « Nous recherchons certaines méthodes qui pourraient être utilisées pour surmonter les effets négatifs, si nous continuons à utiliser les cultures de plantes ‘Roundup Ready’, telles que la supplémentation en nutriments par des applications foliaires », mais a-t-il ajouté : « Je suis plus intéressé par un mode d’agriculture durable. Bien des agriculteurs sont intéressés par l’utilisation des plantes de couverture pour maintenir une bonne qualité des sols, ainsi que par l’emploi d’autres amendements organiques. Mais, pour eux, cela représente un long chemin de changements et d’apprentissages ».

[1]  Yamada T. Kremer RJ. De Carmargo e Castro and Wood BW. Glyphosate interactions with physiology, nutrition, and diseases of plants : threats to agricultural sustainability ? Europ J Agronomy 2009 31, 111-3

[2] Ho MW and Cummins J. Roundup Ready sudden death, superweeds, allergens…time to wipe GM crops off the globe. Science in Society 28, 26-27, 2005.

[3] Ho MW. Ban glyphosate herbicides now. Science in Society 43, 34-35, 2009

[4] Johal GS and Huber DM. Glyphosate effects on diseases of plants. Eur J Agron 2009, 144-52.

[5] “Scientist warns of dire consequences with widespread use of glyphosate”, The Organic & Non-GMO Report, May 2010, http://www.non-gmoreport.com/articl...

[6]  Ho MW. GM crops facing meltdown in the USA. Science in Society 46 (in press). Version en français intitulée "Les cultures de plantes génétiquement modifiées sont techniquement en perte de vitesse aux Etats-Unis" par le Dr. Mae-Wan Ho, "GM Crops Facing Meltdown in the USA", traduction de Jacques Hallard. http://www.i-sis.org.uk/GMCropsFaci...

[7]  “Scientist finding many negative impacts of Roundup Ready GM crops, USDA doesn’t want to publicize studies showing negative impact2, The Organic & Non-GMO
Report, January 2010,  http://www.non-gmoreport.com/articl...
[8]  Kremer RJ and Means NE. Glyphosate and glyphosate-resistant crop interactions with rhizosphere microorganisms. European Journal of Agronomy 2009, 31, 153-61

Article créé le 20/10/2008 à 13h12 et archivé le 15/08/2012


Catégorie : 2008

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Réaction n°9 

par FNE le 09/05/2010 - 12h52

Le rapport de l'OPECST "Pesticides et santé" est discutable tant par sa forme que ses allégations...

Voir la réaction de FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT
mise en ligne sur son site le 30 avril 2010   ICI
http://www.fne.asso.fr/fr/actualites/communiques-de-presse-full.html?id=1643&news_id=1643&cmp_id=33

Réaction n°8 

par inserm le 16/08/2009 - 19h39

Exposition aux pesticides et cancer : une première preuve biologique chez les agriculteurs ?

Des chercheurs de l'équipe "Instabilité Génomique et Hémopathies Humaines" dirigée par Bertrand Nadel au Centre d'Immunologie de Marseille-Luminy, en collaboration avec une équipe d'épidémiologistes du Groupe Régional d'Etudes sur le Cancer de Caen1, montrent que les agriculteurs exposés aux pesticides, une population identifiée comme étant à risque de développer un lymphome, cancer du système immunitaire, présentent des taux particulièrement élevés de cellules portant un ensemble d’anomalies chromosomiques. Ces cellules sont caractéristiques du lymphome folliculaire, un des lymphomes les plus fréquents de l’adulte. Ces résultats sont essentiels à deux niveaux : pour identifier des marqueurs biologiques permettant le dépistage et le suivi de populations considérées aujourd’hui comme «à risque» et pour le développement de traitements plus précoces de ces lymphomes.

Les Lymphomes non-Hodgkiniens2(LNH) sont des cancers du système immunitaire qui touchent principalement l’adulte, et comptent parmi les cancers les plus fréquents en France. Leur développement est un processus complexe d’altérations géniques et de transformations cellulaires, qui peut prendre plus de 20 ans pour progresser en tumeur invasive et métastatique. De façon inquiétante pour la santé publique, et en dépit du succès indéniable obtenu ces dernières années dans le traitement de ces cancers en partie grâce au développement des immunothérapies, non seulement leur incidence n’a cessé de croître en Europe et dans les pays industrialisés depuis plus de 30 ans, mais elle est en progression plus rapide que celle de la plupart des autres cancers. Avec plus de 10 000 nouveaux cas par an en France, les Lymphomes non-Hodgkiniens représentent à ce jour la 5ème cause de cancer. Cette progression reste toutefois largement inexpliquée, ce qui souligne véritablement l'importance, en termes de santé publique, d'identifier les facteurs de risque mais aussi les mécanismes moléculaires qui gouvernent les étapes précoces du développement de ces cancers.

Il apparaît que les LNH seraient plus fréquents chez les personnes dont le système immunitaire est déficient, notamment les patients atteints de maladies auto-immunes ou immunodéprimés en raison d’infections virales (VIH, virus d’Epstein-Barr…). Certaines expositions environnementales, incluant l’exposition aux pesticides en milieu agricole, aux dioxines, aux solvants organiques sont fréquemment incriminées comme facteurs de risque accru de lymphomes. Pour autant, les associations révélées par les études épidémiologiques s’avèrent délicates à interpréter en l’absence de « validation biologique » établissant formellement la preuve d'un lien de cause à effet entre la survenue du lymphome et le facteur de risque mis en cause.

On sait que l’un des premiers événements du processus de cancérisation dans ce lymphome est une anomalie chromosomique spécifique, acquise au cours du temps dans les lymphocytes B. Cette anomalie correspond à un échange de matériel génétique (translocation), entre le chromosome 14 et le chromosome 18 et qui, à quelques exceptions près, est la signature clinique de ce cancer. Cette translocation est également retrouvée en faible nombre dans le sang circulant de populations «saines».

En suivant sur une période moyenne de 10 ans une population de 128 agriculteurs3 exposés aux pesticides, identifiée comme « à risque » pour le développement de lymphomes, et une population de référence définie comme « non-exposée », les chercheurs marseillais ont identifié que les agriculteurs présentaient dans le sang une fréquence anormalement élevée de cellules transloquées, pouvant être jusqu’à 1000 fois supérieure à la population générale. L’analyse moléculaire fine de ces cellules suggère de plus que certaines d’entre elles pourraient constituer de réels précurseurs tumoraux et une première étape vers la cancérisation.

Ces individus sont-ils plus « à risque » de développer un lymphome dans le futur ? Sachant que le processus tumoral pour une pathologie telle que le lymphome folliculaire peut prendre plus de 20 ans, la question reste entière. « Néanmoins, nos résultats apportent aujourd’hui une vision nouvelle des étapes de progression vers le lymphome tout en mettant l’accent sur le rôle majeur de l’exposition agricole aux pesticides dans les étapes de progression. » précisent Sandrine Roulland et Bertrand Nadel.

Il s’agit donc aujourd’hui d’envisager comment la fréquence de ces translocations dans le sang peut être utilisée en tant que marqueur potentiel du risque de lymphomes et d’identifier ainsi les populations à risque. Avec un espoir, agir à un stade plus précoce et de manière moins agressive pour le patient.

 

Ces travaux ont été soutenus par l’Institut National du Cancer, la Fondation pour la Recherche Médicale, l’Association pour la Recherche sur le Cancer et Le Conseil Général des Bouches du Rhône. Le suivi de la cohorte agricole a bénéficié du soutien de la Ligue Nationale Contre le Cancer (comité de la Manche), du Conseil Général du Calvados, de la Fondation Weisbren-Benenson, de l’Union des Industries de la Protection des Plantes.


NOTES :

 

1- EA1772, IFR 146, Centre François Baclesse

 

2- Les lymphomes non-Hodgkiniens sont des maladies du système lymphatique caractérisées par une prolifération anormale de lymphocytes se développant principalement dans les ganglions, la rate et la moelle osseuse. Ces pathologies sont clonales c'est-à-dire que toutes les cellules anormales dérivent toutes d’un même lymphocyte « précurseur » qui s’est développé anormalement

 

 

 

 

3- Issus de la cohorte EPIBIO97, une cohorte épidémiologique et biologique mise en place par le GRECAN entre 1997 et 2000 représentant 410 exploitations et 753 individus inclus (c.à.d. tous les membres adultes travaillant/vivant sur l’exploitation). Le suivi a porté sur un échantillon représentatif de 128 agriculteurs identifiés par questionnaire comme utilisateurs de pesticides sur culture.

Pour en savoir plus :   « Agricultural pesticide exposure and the molecular connection to lymphomagenesis »  par
Julie Agopian1, Jean-Marc Navarro1, Anne-Claire Gac2, Yannick Lecluse2, Mélanie Briand2, Pierre Grenot1, Pascal Gauduchon2, Philippe Ruminy3, Pierre Lebailly2, Bertrand Nadel1, and Sandrine Roulland1

1 Centre d'Immunologie de Marseille-Luminy, Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm) U631, Centre National de la Recherche Scientifique UMR6102, Université de la Méditerranée, 13288 Marseilles, France
2 Groupe Régional d'Etudes sur le Cancer EA1772, IFR 146, Centre François Baclesse, 14076 Caen, France
3 Inserm U918, Groupe d'étude des Proliférations Lymphoïdes, IFRMP23, 76038 Rouen, France

The Journal of Experimental Medicine, published online June 8, 2009, J Exp Med http://jem.rupress.org/cgi/content/abstract/jem.20082842v1


Réaction n°7 

par LeMonde le 23/04/2009 - 21h41

Au Mali, les nouvelles mises en culture bénéficient surtout aux investisseurs libyens

LE MONDE | 15.04.09 | 15h28

NIONO, SÉGOU, TONGORONGO ENVOYÉE SPÉCIALE
 

Ils ont des mines inquiètes. Ce matin-là, à Niono, dans le centre du Mali, des petits producteurs de riz sont réunis au siège de leur syndicat, le Sexagon. En bout de table, Lamine Fané se lance : "La politique du gouvernement est tournée vers les investisseurs étrangers. Mais nous, qu'allons-nous devenir ?" Il enchaîne : "Si on installe de grands opérateurs privés, le réseau d'eau pourra-t-il satisfaire tout le monde ?" Dans les exemples qu'il a en tête, les étrangers se portent candidats pour exploiter des milliers d'hectares, quand les paysans en cultivent trois en moyenne dans cette zone de l'Office du Niger.

Lors de la création de l'établissement public par les colons français dans les années 1930, le potentiel de la zone était estimé à 1 million d'hectares. Aujourd'hui, 80 000 seulement sont cultivés. Le gouvernement a confié à l'office la mission d'en faire exploiter 120 000 de plus d'ici à 2020. Ici, il y a de quoi rendre autosuffisant le Mali en riz, voire d'en faire une puissance exportatrice, un atout en période de crise alimentaire. Mais faute de moyens, l'Etat compte sur les capitaux étrangers pour mettre des terres en culture, et construire des routes et des canaux d'irrigation.

Les paysans ont fait l'addition : parmi les projets d'extension, ceux portés par les étrangers concernent 360 000 hectares, contre 9 000 pour ceux des petits paysans. Leur inquiétude est en outre alimentée par le gigantisme des dossiers et la crainte des expulsions. Ils citent des aménagements sur 14 000 hectares financés par le gouvernement américain en coopération avec le Mali, sous le nom de Millennium Challenge Account. Une partie des terres nouvellement irriguées sera distribuée aux autochtones. Mais le reste ?

L'octroi de 100 000 hectares à la société Malibya, liée à la famille du dirigeant libyen, le colonel Mouammar Kadhafi, fait grand bruit. "Les hectares des Libyens sont au début des canaux d'irrigation, ils seront servis en eau avant nous", regrette un paysan. "Même s'ils disent opérer dans le cadre de la coopération, nous ne comprenons pas bien quels sont les intérêts derrière tout cela", résume Mamadou Goïta, de l'ONG malienne Afrique verte.

Les producteurs redoutent aussi les intentions des Chinois de développer la canne à sucre, gourmande en eau. Ils en cultivent déjà 6 000 hectares et contrôlent la sucrerie Sukala.

Ce n'est pas l'inquiétude qui règne à l'Office du Niger, mais l'optimisme. Tous ces projets sont qualifiés par Seydou Traoré, le PDG, de "précurseurs". Le style colonial du siège, à Ségou, en impose, tout comme lui. "Tous les partenaires qui le souhaitent doivent nous aider", dit-il. Les aménagements ne se feront pas du jour au lendemain. Les Libyens, auxquels des baux de trente ans renouvelables ont été octroyés, commencent par 25 000 hectares. Seydou Traoré rallonge la liste dressée par les producteurs : un projet de culture de canne à sucre d'un groupe à capitaux américains et sud-africains, pour 15 000 hectares. Et 11 000 autres attribués à l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), où seront installés des ressortissants des huit pays membres.

"Je suppose que tous ceux qui viennent chercher des terres veulent exporter, mais nous pensons qu'il en reviendra un peu pour le Mali", lâche M. Traoré. Tout juste ajoute-t-il qu'il faut s'assurer que les paysans ne deviendront pas des ouvriers agricoles. Il réclame aussi des écoles ou des dispensaires.

Le PDG est conscient que le partage de l'eau s'annonce difficile. Des dents grincent déjà. A vingt minutes de piste de Niono, de rares parcelles de riz de "contre-saison" - l'éventuelle deuxième récolte de l'année - verdissent le paysage. Pour la première fois, la redevance à acquitter auprès de l'Office pour utiliser ses canaux d'irrigation est la même que pour la récolte principale, contre 10 % du montant auparavant.

"C'est parce qu'ils veulent garder l'eau pour la culture de la canne à sucre des Chinois et des Américains", suppose Faliry Boly, du Sexagon. Son syndicat s'interroge sur l'attitude future du gouvernement. Le 10 avril, un remaniement ministériel a été annoncé. L'Office du Niger va devenir un secrétariat d'Etat rattaché au premier ministre et basé à Bamako, la capitale. Faut-il s'en inquiéter ?

Pour l'heure, les paysans espèrent que leur sort sera pris en compte. Ils voudraient, eux aussi, profiter de l'engouement qu'a suscité la flambée des cours. De plus en plus, ils se regroupent en coopératives pour vendre à meilleur prix. Ils ont applaudi l'"Initiative riz", lancée par le gouvernement en 2008, qui a subventionné les engrais à hauteur de 50 %. Mais ceux-ci ne sont pas arrivés à temps.

En amont du fleuve, à Tongorongo, village situé hors de la zone de l'Office, on a pu en revanche en profiter. Alors l'espoir renaît. Allassan Maïga, qui suit la production de 33 villages, fait le compte : "Nous avons 3 500 hectares et nous n'en cultivions que 2 300. Nous sommes passés à 2 600 en 2008 et ce sera 3 050 en 2009."

Amadou Moussa Tanapo a bénéficié en plus d'herbicides apportés par une fondation française, Farm. Il a pu cultiver cinq hectares au lieu de deux. "Je n'avais jamais assez de riz pour nourrir ma famille. Cette année, cela devrait suffire", dit-il. Il pourra même peut-être en vendre. Dans ces villages où les paysans sourient, on n'entend pas, pour l'heure, parler d'investissements étrangers.

Laetitia Clavreul -  Article paru dans l'édition du 16.04.09


Réaction n°6 

par FR le 19/01/2009 - 04h00

Les eurodéputés ont adopté ce matin la nouvelle réglementation qui encadrera la mise sur le marché et l’utilisation des pesticides en Europe. Le règlement modifie les conditions d’autorisation des pesticides et établit de nouvelles procédures pour l’évaluation scientifique des substances actives et l’autorisation des préparations commerciales. Ces procédures comportent notamment des critères visant à exclure les pesticides les plus dangereux et à les substituer par des alternatives moins nocives lorsqu’elles existent. Ainsi, après presque trois ans de discussions, l'UE a adopté une législation visant à éliminer les substances cancérogènes, mutagènes et neurotoxiques les plus préoccupantes.

Toutefois si une substance est nécessaire pour combattre une menace sérieuse à la « santé des plantes », elle pourra être approuvée pour une période de 5 ans même si elle ne remplit pas les critères de sécurité. Les substances neurotoxiques, immunotoxiques ou perturbatrices du système endocrinien pourront également être interdites mais seulement si elles sont considérées comme posant un « risque significatif ».

La « directive pour une utilisation durable des pesticides instaure de nouvelles exigences » concernant la vente des pesticides et leur utilisation par les professionnels. Les Etats Membres devront adopter des plans d'action nationaux établissant des objectifs de réduction des risques liés aux pesticides et des objectifs de réduction de l’utilisation des substances particulièrement préoccupantes. La pulvérisation aérienne des cultures sera par ailleurs interdite de manière générale mais des dérogations pourront être autorisées.
Des mesures spécifiques sont également prévues pour protéger le milieu aquatique et les eaux potables : les États membres devront prendre des « mesures appropriées » comme définir des zones tampons où il sera interdit d'utiliser ou de stocker des pesticides notamment le long des cours d’eau et à proximité des captages d’eau potable.
Il est également question de limiter ou interdire l'utilisation des pesticides dans des zones spécifiques comme les parcs, les jardins publics, les terrains de sport, les cours de récréation, les enceintes scolaires et les terrains de jeux, ainsi qu'à proximité d’infrastructures de santé publique.

Nous avons mené une négociation difficile et nous avons réussi à trouver le bon équilibre entre une disponibilité suffisante en produits de traitement des plantes pour une agriculture compétitive, et la réduction de leur impact sur la santé publique et l’environnement, a commenté Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche.

Le Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDRGF) a une analyse plus neutre du compromis qui, selon lui, oscille entre avancées et faiblesses. L’association estime que cette nouvelle réglementation permettra une plus grande protection des abeilles en Europe, ce qui est essentiel quand on sait que les abeilles contribuent à la production de 80 millions de tonnes de produits alimentaires de l'UE, commente-t-elle. Mais elle regrette que les pesticides pouvant avoir des conséquences neurologiques et immunologiques graves pour le développement pré-natal des enfants n’aient pas fait l’objet de restrictions fortes. Nous regrettons aussi que l’UE soit désormais divisée en trois zones, ce qui permettra la mise sur le marché de plus de produits et de matières actives dans certains pays de l’UE qui avaient choisi d’exclure certains pesticides pour des raisons sanitaires et environnementales, déclare François Veillerette, Président du MDRGF et administrateur du réseau PAN-Europe.

Ces deux textes législatifs entreront en application au début 2011.

F.ROUSSEL

Réaction n°5 

par YO le 13/01/2009 - 01h12

La revue scientifique américaine, Chemical Research in Toxicology, a publié en décembre une étude de l’équipe du Professeur Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l’université de Caen qui affirme que le Roundup, 1er désherbant vendu au monde, est dangereux pour la santé humaine, même à dose infinitésimale. D’après les résultats de l’étude, on retrouve des taux de toxicité très supérieurs à la moyenne et donc hautement cancérigènes pour l’homme (par l’empêchement de respiration cellulaire) provoquant lymphomes, malformations, dégénérescences multiples. Quant aux sols, ce désherbant miracle dont la matière active, le glyphosate, est censée être inactivée au contact de la terre constitue en réalité le pire des poisons pour l’environnement. Car c’est en réalité au contact des autres composants du Roundup que le glyphosate se démultiplie, provoquant pollution et stérilité des hommes, comme des sols. "Nous avons travaillé sur des cellules de nouveau nés avec des doses de produits 100.000 fois inférieures à celles avec lesquelles le jardinier lambda est en contact. Les Roundup programment la mort des cellules en quelques heures", a déclaré à l’AFP Gilles-Eric Séralini. Il a précisé que "Les risques sont avant tout pour les femmes enceintes mais pas seulement" (...) De l’allergie au cancer, le risque est d’autant plus grand que le sujet est faible", a-t-il déclaré en ajoutant que des études épidémiologiques sont nécessaires pour préciser davantage le type de maladie risquée par les utilisateurs du Roundup. En 2005, l’équipe du professeur Séralini avait déjà prouvé la toxicité du Roundup mais pas à des doses infinitésimales !
Le scientifique est d’autant plus inquiet que Monsanto développe une gamme de cultures génétiquement modifiées pouvant être traitées aux différents Roundups. La Commission européenne a ainsi autorisé le 4 décembre l’importation et l’utilisation dans l’UE à des fins alimentaire du soja génétiquement modifié MON89788 de Monsanto, également appelé "Roundup ready 2"...

Réaction n°4 

par droz le 03/12/2008 - 20h41

« Nous sommes à la veille d’une véritable bombe sanitaire à retardement ».

Selon le professeur Dominique Belpomme, les ¾ des cancers sont liés à la dégradation physique, chimique et biologique de notre environnement. Une dégradation principalement causée par la vaste gamme de polluants industriels, alimentaires ou technologiques, dont la mise sur le marché et la dissémination planétaire montrent autant les carences en matière de prise de décision politique que la face moribonde d’un système économique généralisé sur lequel repose ce désastre...

Aujourd’hui le nom du Pr. Belpomme est indissociable du nouveau paradigme scientifique impliquant l’environnement dans la genèse des cancers.

Initiateur de l’Appel de Paris (2004)  (déclaration internationale sur les dangers de la pollution chimique) et coordonateur du Memorandum de l’Appel de Paris (2006), qui détaille les solutions techniques pour lutter contre les effets toxiques des polluants, le Pr. Belpomme s’est fait connaître auprès du grand public pour ses prises de position fortes en faveur de la préservation de l’environnement et de la santé.

Quels sont les arguments scientifiques pour dire qu’un grand nombre de nos cancers sont liés à l’environnement ? Quels en sont les aspects alimentaires ? En étendant ces problématiques à la question de la santé durable, Dominique Belpomme donne les moyens de réagir individuellement, mais il n’omet pas de dire que le contexte de crise actuel permettrait aussi de délimiter les aspects d’une politique environnementale « à la hauteur du défi qui nous échoit aujourd’hui ».

Enfin, il explique pourquoi cette crise pourrait finalement nous être salutaire…

 

Conférence du professeur Dominique Belpomme, Médecin cancérologue, Président Fondateur de l’ARPAC -Association pour la recherche Thérapeutique Anti Cancéreuse- :    captation sonore réalisée le Vendredi 28 Novembre 2008 à l’occasion du salon "Natura bio" tenu à Lille -Grand Palais- vers 17h00 par Passerelle Sud :

Dominique Belpomme Mp3 durée 55’33’’

Biographie

Né le 14 mars 1943 à Rouen, le Professeur Dominique Belpomme

Praticien hospitalier - Professeur des universités spécialiste d’oncologie médicale, cancérologue à l’Hopital Européen Georges Pompidou est Docteur en médecine, diplômé d’études approfondies en biologie cellulaire de la Faculté des Sciences de Paris et détenteur des certificats d’études spéciales en cancérologie expérimentale et clinique de la Faculté de médecine de Paris.

Après avoir été chef de clinique à l’’Institut Gustave Roussy à Villejuif en 1975 puis à l’’hôpital Saint-Louis à Paris, il est devenu médecin des hôpitaux en 1984. Il a exercé en tant que médecin cancérologue à l’Hopital Bichât, et chef d’unité à l’’Hopital Boucicaut.

Professeur des Universités au Centre Hospitalier Universitaire Necker-Enfants malades, il est actuellement "médecin cancérologue à l’Hopital Européen Georges Pompidou à Paris.

Membre de nombreuses sociétés savantes européennes et américaines dont l’AACR, l’ESMO, l’ASCO, il est internationalement connu pour ses travaux de recherche dans le domaine du cancer. II a écrit plusieurs traités de cancérologie et de nombreuses publications scientifiques dans le domaine des cultures de tissus, de l’immunologie des leucémies et lymphosarcomes, de la pharmacologie des médicaments anticancéreux, etc.

 


Réaction n°3 

par VS le 26/11/2008 - 22h55

On pouvait déjà lire sur internet en 2004 :  " La Convention de Rotterdam, outil réglementaire contre les pesticides " ...

Initiée par la FAO et le PNUE, la convention de Rotterdam doit permettre aux 73 Etats signataires de réduire les risques liés à l'utilisation des pesticides par le biais d'un consentement préalable à leur importation. En vertu de cette procédure, les exportateurs de certains produits chimiques, inscrits sur une liste spécifique en fonction de leur nocivité, doivent obtenir le consentement préalable du pays importateur avant de procéder à l'expédition. Dès lors qu'un produit chimique est soumis à cette procédure, un " document d'orientation de décision " fait état des renseignements sur le produit et indique les décisions réglementaires qui ont été prises en vue de l'interdire ou de le réglementer strictement pour des raisons de santé ou de protection de l'environnement; ce document d'orientation de décision est distribué à tous les pays importateurs. Ces pays ont neuf mois pour répondre et faire connaître leur décision concernant les futures importations de ce produit chimique. Cette réponse peut consister en une décision finale (d'autoriser l'importation du produit chimique, de ne pas en autoriser l'importation du produit, ou de permettre son importation sous certains conditions bien précises) ou en une réponse provisoire. Les décisions prises par les pays importateurs doivent être neutres sur le plan commercial (c'est-à-dire qu'elles doivent s'appliquer de la même manière aux produits de fabrication nationale et aux importations). Les décisions des pays importateurs sont ensuite communiquées à l'ensemble des Parties. Les pays exportateurs sont tenues par la Convention de prendre des mesures  pour veiller à ce que les exportateurs relevant de leur juridiction respectent ces décisions.

" Tous les pays pourront tirer profit des produits chimiques et des pesticides tout en s'assurant que leur développement est écologiquement durable", a indiqué Klaus Töpfer, directeur du PNUE.

" Dans beaucoup de pays en développement, les conditions ne permettent pas aux petits paysans d'utiliser sans danger des pesticides à haute toxicité, indique de son côté Jacques Diouf, président du FAO. Il en résulte des dégâts permanents aussi bien sur la santé des agriculteurs que pour l'environnement. Nous sommes conscients que les pesticides continueront d'être utilisés en réponse à la demande croissante de denrées alimentaires, mais  la Convention de Rotterdam aidera les pays à réglementer l'accès aux pesticides reconnus pour leur toxicité, que les petits paysans des pays en développement ne peuvent pas manipuler en toute sécurité ", ajoute-t-il.

La Convention inclut plusieurs pesticides très toxiques, notamment le monocrotophos et le parathion, ainsi que cinq formes supplémentaires d'amiante, dont le chrysotile, qui représente 90% de l'amiante vendue dans le commerce.

Au total, 22 pesticides dangereux sont concernés :  2,4,5-T, aldrine, captafol, chlordane, chlordiméforme, chlorobenzilate, DDT, 1,2-dibromoéthane (EDB), dieldrine, dinoseb, fluoroacétamide, HCH, heptachlore, hexachlorobenzène, lindane, composés du mercure et pentachlorophénol, plus certaines formulations de methamidophos, méthyle parathion, monocrotophos, parathion et phosphamidon, binapacryl, toxaphène, oxyde d'éthylène, dichlorure d'éthylène et monocrotophos.

Elle couvre également cinq produits chimiques industriels :

crocidolite, polybromobiphényles (PBB), polychlorobiphényles (PCB), polychloroterphényles (PCT) et phosphate de tris (dibromo-2,3 propyle).

Rappelons  qu'à l'heure actuelle, 70 000 produits chimiques différents sont disponibles sur le marché, auxquels viennent s'ajouter chaque année 1 500 nouvelles substances.

Par ailleurs, un grand nombre de pesticides interdits ou strictement réglementés dans les pays industrialisés continuent d'être commercialisés et utilisés librement dans les pays en développement.

Véronique

http://www.novethic.fr/novethic/v3/article.jsp?id=74499


Réaction n°2 

par yb le 24/11/2008 - 13h36

Pour infos :

Le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (Mdrgf) révèle qu’un rapport officiel – non encore publié – de l’Union européenne qu’il s’est procuré montre que 49,5% des fruits, légumes et céréales produits dans l’UE en 2006 présente des traces de pesticides. C’est le niveau de contamination le plus élevé jamais enregistré.

Selon le Mdrgf, ce taux représente une augmentation de 20 % en cinq ans. Ainsi, les céréales ont un taux de contamination de « 27,2 % en 2006 contre 21 % en 2005 ».
 

Tous produits confondus, 27,7 % des échantillons contenaient des résidus de deux pesticides et 10 % des résidus de quatre pesticides au moins.

Selon le Mouvement, 4,7 % des produits testés ont des concentrations en pesticides supérieures aux limites légales.
Cinq des pesticides les plus fréquemment décelés dans les aliments vendus dans l’UE sont considérés comme « cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction ou perturbateurs du système hormonal ». En outre, 23 pesticides ont été détectés à des niveaux suffisamment élevés pour représenter un risque sanitaire.

Rappelons qu’en septembre 2008, les "Limites maximales en résidus" (Lmr) autorisées pour les pesticides dans les aliments ont été relevés afin, officiellement, d’harmoniser les normes avec les pays nouvellement entrés dans l’Union.  Un relèvement dénoncé par les associations de consommateurs et qui conduit le Mdrgf – qui a porté plainte contre la Commission européenne – à se demander si le relèvement de ces plafonds n’est pas aussi une manière de régler les problèmes de dépassement des taux de pesticides...

Sur le site du Mdrgf, tout le dossier « pesticides » :   www.mdrgf.org


Réaction n°1 

par MMR le 31/10/2008 - 00h49

Voici une petite video à regarder :

http://www.dailymotion.com/related/x4ogus_pub-roun d-up-de-monsanto_tech/video/x4qora_le-pire-des-mon des-avec-monsanto_politics?from=rss

Et mieux, il y a le livre et le DVD de Marie-Monique Robin :

Le Monde selon Monsanto...MondeMonsanto.jpg

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